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Tocqueville, Alexis de, 1805-1859

"Conversations of Alexis de Tocqueville with Nassau William Senior from 1834 to 1859, Volume 2"


'Je suis convaincu que seul, sans les Arabes, le soleil, le desert, et la
fievre, il suffirait pour nous empecher de coloniser. Tout ce que la
centralisation laisse entrevoir de defauts, de ridicules et absurdites,
d'oppression, de paperasseries en France, est grossi en Afrique au
centuple. C'est comme un pou vu dans un microscope.'
'J'ai cause,' I answered, 'avec Vialar et avec mon hote aux eaux
ferrugineuses. Mais ils ne se sont pas plaints de la centralisation.'
'Ils ne se sont pas plaints,' he answered, 'du mot que, peut-etre, ils ne
connaissaient pas. Mais si vous les aviez fait entrer dans les details de
l'administration publique, ou meme de leurs affaires privees, vous auriez
vu que le colon est plus gene dans tous ses mouvements, et plus _gouverne
pour son plus grand bien_ que vous ne l'avez ete quand il s'est agi de
votre passeport.
'Violar faisait allusion a cela quand il vous a dit que les chemins
manquaient parce que le Gouvernement ne voulait pas laisser les gouvernes
s'en meler.'[1]
[Footnote 1: 'One whole side, and that a very curious one, of Algeria,
has escaped you, because you could not, or would not, inflict on yourself
the bore of talking frequently with the colonists, and this side cannot
be seen in conversing with officials--it is the abuse of centralisation.


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